Interview de Razak pOur LensOis.cOm
Buteur face à LyOn, Razak BOukari espère passer un cap supplémentaire cette saisOn. Auteur d'une belle saisOn en Ligue 2 malgré une blessure à la cheville, il veut cOnfirmer en Ligue 1.
Razak BOukari, pensez-vous sur un plan persOnnel que la Ligue 1 va vOus permettre de pOuvOir passer un nOuveau cap ?
L'an dernier, en Ligue 2, nOus étiOns attendus au tOurnant par tOutes les fOrmatiOns. Les équipes jOuaient bien regrOupées derrière et cela nOus pOsait fOrcément des prOblèmes. Là, en Ligue 1, nOs adversaires vOnt plus jOuer au ballOn. Cela devrait nOus permettre d'avOir plus d'espace et dOnc sur un plan Offensif de pOuvOir mieux utiliser nOtre vitesse. On a par exemple pu en avOir la parfaite illustratiOn face à LyOn Où, même si l'On encaisse deux buts sur la fin, nOus avOns réalisé un très bOnne première mi-temps. Sur un plan mental cela devrait aider tOut le mOnde et pas uniquement mOi. SavOir que l'On peut faire la différence sur une accélératiOn amène un plus à l'état d'esprit.
A vingt-deux ans, ne pensez-vOus pas que vOus abOrdez une saisOn charnière pOur vOtre carrière. Celle qui pOurrait vOus permettre d'explOser Ou à l'inverse de vOus laisser sur le dOs ce statut d'éternel espOir ?
Je sais que beaucoup de gens attendent plus de moi. Je suis d'ailleurs le premier à dire que je peux donner encore plus à l'équipe et que cette saison, il me faut tirer mon épingle du jeu. Mais je ne me pose pas pour autant de questions. Je sais que je bénéficie encore d'une belle marge de progression et je connais mes qualités. Pour le reste, je dois dire que j'ai bien progressé depuis mon arrivée à Lens.
Au final, n'y avait-il pas une forte pression sur des éléments comme vous et Kévin Monnet-Paquet dans le sens où les supporters attendaient de voir des jeunes sur le terrain ?
C'est vrai qu'il y avait une certaine impatience autour de nous. Il fallait aussi le temps de s'adapter. Or, quand on est jeune on se pose souvent des questions. J'ai par exemple été sifflé l'an dernier face à Dijon pour le premier match de championnat. A une époque, cela m'aurait touché mais aujourd'hui, je suis bien intégré dans le groupe et je joue mon jeu. De ce côté, je pense avoir mûri et je ne me met pas de pression à ce propos. De toute façon, personne ne peut faire l'unanimité. Mais je dois dire à ce sujet que voir le coach m'accorder sa confiance m'a fait du bien car j'ai connu des années difficiles avec certains entraîneurs. Certes, c'est la loi du foot, mais la confiance engendre beaucoup de positif.
Vous entamez votre quatrième saison à Lens. A ce titre, vous êtes l'un des plus anciens dans le vestiaire. Est-ce que cela signifie que vous prendrez plus part à la vie du groupe ?
Même si je suis un des plus anciens à Lens, je reste aussi l'un des éléments les plus jeunes du groupe. En plus, je dois dire que je ne suis pas un leader de vestiaire. Certains éléments sont bien plus expérimentés que moi avec pas mal de matches au haut niveau. Je leur laisse donc ce rôle. Après, si je peux aider des jeunes du club à s'intégrer dans le groupe professionnel, j'apporterai ma contribution avec plaisir. Mais je pense que par nature, il me sera difficile de faire plus.
C'est donc sur le terrain que vous pensez vous éclater ?
S'éclater est un grand mot car on sait que ce sera une saison compliquée. Mais il est certain que devant, nous devrions connaître des moments sympathiques. Eduardo nous a beaucoup apporté et j'aime son jeu. Ensuite, avec Kévin Monnet-Paquet, nous nous connaissons bien. Avec de tels éléments, il y a moyen de se faire plaisir car nous savons qu'on peut faire mal à n'importe quelle défense. En ce sens, on espère offrir une belle saison à nos supporters, mais on ne se prend pas non plus pour ce que l'on n'est pas !